À vif
November 12th, 2006 by itinerrance
Il paraît que je suis constamment “à vif”. On m’a dit ça hier. A vif. Deux petits mots, sous forme de reproche à peine déguisé, qui m’ont fait réfléchir toute la nuit à ce que j’étais devenue depuis la mort de maman, depuis l’arrivée de la pougne, depuis le chômage et quelques désenchantements, depuis toutes ces ruptures, petites ou grandes.
Râleuse impénitente.
Perfectionniste acharnée (ça finit par me nuire tellement je suis exigente mais on va dire que c’est une qualité).
Révoltée de la moindre injustice (impossible de regarder le JT, je fais des bonds sur le canapé).
Solitaire.
et même parfois maussade…
Je ne me souviens plus du temps où j’avais encore une once d’insouciance…
C’est la vie qui abîme mais je l’aime tellement.
La vie avec la pougne, son rire exubérant, nos câlins des dimanches matin, quand on traîne au lit, ses dessins signés “pour maman chérie d’amour”, ses yeux pleins d’étincelles.
La vie avec les autres, toutes celles que je connais et qui souffrent.
La vie au boulot, à faire du mieux que je peux sans arriver à transformer les essais, malgré toute l’énergie que j’y mets.
La vie tout court avec tous les petits bonheurs qu’elle dépose sur le pas de ma porte…