Un soupçon d’apaisement
December 5th, 2006 by itinerrance
Il aura fallu presque six mois pour que je commence à ressentir les bienfaits de ce travail que je fais sur moi-même. Six mois pour contrecarrer 5 ans durant lesquels je ne me suis autorisé aucune erreur, aucune faille, aucune douceur, aucune compassion. Cinq années passées à gérer les galères sans trop regarder ni derrière (trop douloureux), ni devant (trop incertain).
Au dehors, ce n’est pas franchement que le paysage s’éclaircit. Je ne vois toujours pas l’horizon, mais les nuages sont moins épais.
Et dedans, il règne encore beaucoup de confusion mais… la fille que j’étais il y a quelques années et que j’avais perdu de vue recommence à me faire des signes timides. Son visage m’est familier. Son rire, je l’ai oublié, mais il reviendra. Ses rêves, ses envies, ses émerveillements me reviennent aussi, encore assez flous, comme une histoire qu’on racontait souvent dans le temps mais qu’on a oubliée, faute d’avoir quelqu’un à qui la conter.
J’avance pas à pas, sur un chemin brousailleux, j’ignore où il me mène.
Je ne regarde plus en arrière : ce chemin là, je l’ai déjà fait, je n’y reviendrai pas.
Mon chemin se dessine en marchant.