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Il est presque 19h, l’air frais et transparent d’avril fait onduler les rideaux de ma chambre. Ma pougne a invité un petit copain à la maison. Pas son amoureux non, son partenaire*. [Son amoureux est resté gravé à jamais dans son coeur depuis sa dernière année de crèche mais ils ne sont pas dans la même école... pourtant, presque 2 ans après l'avoir vu pour la dernière fois, elle ne l'a pas encore oublié.]

Son partenaire donc est à la maison. C’est la première fois que nous avons un petit copain d’école à la maison. D’habitude c’est plutôt une bande de trois-quatre filles piaillant et se chamaillant sans cesse pour savoir qui allait porter l’unique déguisement de princesse, qui aurait le maquillage à paillettes ou LA barbie-fée, se criant dessus pour avoir le feutre rose ou mieux, le doré, pour décorer les invitations de la future fête du Royaume. Bref la pagaille mais la pagaille imaginative et créative.

Le garçon à la maison c’est différent. Ce qui l’intéresse ce sont les choses qui ne font manifestement pas partie de son quotidien : les animaux. Nos deux chats l’ont fasciné pendant au moins 30 secondes ! Le coffre à jouet débordant de playmobils n’a attiré qu’un regard rapide, blasé. Enfin, après avoir fait un tour rapide de l’appartement, le verdict est tombé : “on peut regarder la télé ?”

C’est beaucoup plus calme, bien sûr, mais décidément je préfère les filles à la maison. Les feutres sont débouchés et dépareillés mais mon frigo, tout fier, en ressort décoré de mille et un dessins couverts de gommettes et d’autocollants. Les barbies sont échevelées de toutes les aventures (pas très catholiques) qu’elles ont vécu dans le Royaume. Le déguisement de princesse est couvert de paillettes et bon à laver. Mais ces petites séances de brainstorm entre nanas me donnent la pêche pour la semaine.

Alors les copines, quand est-ce que vous revenez ?

* oui moi aussi j’ai sursauté lorsque ma pougne m’a dit “Raphael, c’est mon partenaire”… et devant mon air consterné-héberlué, d’un air “maman-arrête-de-faire-la-gourde-un-peu”, elle m’a dit “ben oui, celui avec qui je fais les activités à l’école, celui qui me donne la main pour aller à la cantine”… Gros ouf intérieur de soulagement !

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