Subscribe to
Posts
Comments

Merci

Merci à vous, chère inconnue, qui vous êtes retournée sur moi dans un couloir de métro alors que je pleurais à chaudes larmes en rejoignant ma correspondance.

Merci de vous être retournée sans hésitation et de m’avoir, d’un geste sûr, attirée dans vos bras solides et serrée contre vous très fort. Ce soudain contact avec une femme inconnue était pour moi d’une violence inouïe, et d’une immense tendresse, une tendresse fraternelle ou maternelle, viscérale. Une courte réconciliation avec l’humanité tout entière.

Merci de m’avoir laissée imbiber votre belle chemise parme… Merci d’avoir trouvé des mots simples et justes de réconfort… de m’avoir donné votre sourire complice.

Dans ce couloir glauque de la station Trocadéro, au milieu du tumulte de l’heure de pointe, merci d’avoir fait plus en trois minutes que mes proches durant ces huit derniers mois.

Leave a Reply